Exposition

Stefano Bianchi, photographe et Dominique Soudoplatoff, sculpteur et graveur… Avec presque rien, lumière sur surface de papier, visage entrevu gravé dans le métal, silhouette dressée comme une attente… leur lumière intérieure pour éclairer nos vies.

Représenter n’est pas montrer. Photographier n’est pas montrer.
C’est dire quelque chose de l’au-delà, du non visible. Quelque chose de l’intime de l’un – le créateur, le photographe – qui s’adresse à l’intime de l’autre – le spectateur, le passant. C’est pourquoi l’art est du domaine du don, donc de l’amour. C’est pourquoi l’art n’est pas du domaine de la connaissance, mais de celui de l’émotion.

J’ai été, je suis, émue devant une photographie de Stefano Bianchi, si subtile que je la confonds avec un impalpable lavis d’aquarelle (et ce ne sont que quelques vieilles petites boites de carton entassées), devant cette minuscule statue de marbre blanc de Dominique Soudoplatoff qui semble tenir le ciel sur ses épaules (mais quelle grandeur, quelle belle simplicité…).
Deux artistes qui, avec presque rien, la lumière sur une surface de papier, un visage entrevu gravé dans le métal, une silhouette dressée comme une attente, nous offrent leur lumière intérieure pour éclairer nos vies. Merci à eux.

Stefano Bianchi
Né en 1964 à Bologne, la ville du peintre Morandi maitre des vies silencieuses, dont il revendique l’influence. Et ce sont bien des « vies silencieuses » que la lumière soigneusement étudiée va révéler. D’objets modestes, voire pauvres, captés par l’objectif de l’appareil à chambre grand format ou selon le projet par un simple appareil numérique, ils acquièrent une autre dimension et nous interrogent : que recèlent ces boites ? Que disent ces livres apparemment muets ? Si l’approche en est minimaliste, l’image est d’une grande richesse picturale. Elle nous entraîne à une méditation qui dépasse l’objet photographié.

Dominique Soudoplatoff
Parisienne et sculpteur, elle travaille la pierre et le bois, modèle la terre et le papier ; graveur, elle incise le cuivre. Mais ces différentes matières sont au service d’une pensée tendre et attentive. Passagers solitaires d’un monde suspendu, mystère de ce livre de pierre entr’ouvert ou de cette stèle de bois dressée dans sa simplicité, c’est d’abord l’évidence d’une présence silencieuse et discrète, d’un équilibre subtil entre la dimension modeste des pièces et l’appréhension de l’espace qui les entoure. Et le regard intérieur de ces visages gravés entre ombre et lumière ne s’oublie pas.

Prices

Gratuit.

Open dates

Du 22/04 au 29/05/2022, tous les jours de 14h à 18h.
Du vendredi au dimanche.

ouverture 2022

Updated on 25/04/2022 – Office de Tourisme Intercommunal Haute Provence Pays de Banon – Suggest an edit