À la découverte de jardins remarquables
1700 plantes cultivées, un écrin de verdure, un livre à ciel ouvert…

Créés selon les principes de l’ethnobotanique et organisés d’après l’occupation agricole historique du site, les jardins de Salagon montrent ce que sont les relations entre les hommes et leur environnement végétal : usages, savoir-faire, représentations… Ils sont aussi une création esthétique, un outil pédagogique et un lieu de conservation de végétaux et de savoirs.

Le jardin des simples et des plantes villageoises

Ce petit jardin rassemble la flore utile de base de la société traditionnelle en haute Provence, celle des lieux habités, des jardins domestiques, du bord des chemins, des champs cultivés et des friches pâturées. Il s’agit ici des plantes communes que l’on rencontre lors des périples quotidiens, de la bergerie aux pâtures, de la maison à l’école ou au bois.

C’est là que l’on cueillait les remèdes de premier secours mais aussi les salades des champs et autres légumes de ramassage. C’est là que les enfants fabriquaient leurs jeux éphémères. C’est là que les anciens transmettaient leurs connaissances, par le geste et le récit.

Le jardin médiéval

Inspiré d’enluminures, de traités d’agriculture et pharmacopées de l’époque, ce jardin raconte l’histoire des plantes en Occident avant la découverte du Nouveau monde. Il est distribué en trois espaces majeurs : le potager (plantes alimentaires de culture ou de cueillette), les carrés médicinaux, le jardin floral et le jardin secret près de la fontaine.

Sur la base de céréales variées (seigle et blé, épeautre, millets), on fait du pain, des gruaux et des bouillies. Les légumineuses, dites aussi légumes secs et riches en protéines, tiennent lieu de complément nutritionnel majeur.

Dans les carrés médicinaux, cinq parterres évoquent les principaux domaines de la pathologie et de la pharmacopée médiévales, dans le respect des classifications anciennes.

Passée la tonnelle de roses, le jardin floral regroupe les fleurs qui ornent l’autel, mais aussi des plantes artisanales à tisser ou à teindre. Au-delà de la fontaine, un jardin secret regroupe les grandes vénéneuses, quand médecine et magie étaient intimement liées.

Le jardin des Temps modernes

Conçu comme un voyage dans la flore mondiale, ce jardin permet de comprendre les origines et l’histoire des légumes, des fruits et des fleurs, alors qu’on passe peu à peu d’une économie fondée sur la chasse et la cueillette à l’agriculture. Il aide à comprendre le rôle des végétaux dans le progrès des sociétés, autour des éléments fondateurs que sont les couples céréales/civilisations.

Chaque espace du jardin relie ainsi un continent et des civilisations aux plantes qui les ont aidés à grandir et évoluer :

– l’Europe et le Bassin méditerranéen : le blé, la vigne, l’olivier…
– l’Afrique subsaharienne : les sorghos et mils, le papyrus…
– l’Asie : le riz, les agrumes, les épices…
– les Amériques : le maïs, les courges, le haricot…

Le jardin de senteurs

Dernier né des jardins de Salagon, il se visite en toutes saisons selon cinq parcours sensoriels voués à éveiller l’odorat. Pour vivre pleinement l’expérience, des pictogrammes indiquent la partie odorante des plantes (feuille, fleur, racine, bois, sève, fruit, résine).

On s’initie tour à tour à la reconnaissance et au vocabulaire des odeurs, au mode de composition d’un parfum (selon les trois registres que sont : note de tête, note de cœur et note de fond), on explore la botanique des odeurs à travers la grande diversité des plantes aromatiques, et l’on peut même humer les bonnes et mauvaises odeurs du quotidien, à travers des plantes qui sentent le saucisson à l’ail, le poisson, le pop corn, les bonbons, la poubelle, le pneu, l’eau de javel…

Prices

Adulte : de 6 à 8 € (Tarif réduit pour étudiant, handicapée, demandeur d’emploi, passeport des musées.).

Gratuit pour les moins de 6 ans.

Open dates

Du 01/05 au 30/09, tous les jours.
Nocturne le jeudi jusqu’à 22h.

Les jardins de la Noria

Updated on 30/03/2021 – Office de Tourisme Intercommunal Haute Provence Pays de Banon – Suggest an edit